Il existe environ 5 millions de plantations de café dans le monde, chacune produisant des grains profondément différenciés. Type de caféier, nature du sol, altitude, pluviométrie, ensoleillement, tout concourt à ce que chaque plant développe sa palette d’arômes pour fournir un café unique.
Café fruité ou floral, avec des nuances d’épices, de miel, de caramel ou de chocolat, long en bouche, un café de plantation incite au rêve.
Café fruité ou floral, avec des nuances d’épices, de miel, de caramel ou de chocolat, long en bouche, un café de plantation incite au rêve.
Or ces cafés aussi différents les uns des autres qu’un bordeaux d’un beaujolais ou un côte du Rhône d’un vin de Loire, arrivent en général dans votre tasse sous forme de mélange : il peut être agréable mais l’originalité de chaque café s’est perdue.
La récente crise du café a incité les petits producteurs à sortir des circuits traditionnels, permettant à un public croissant d’amateurs avertis de découvrir les qualités des cafés différenciés, d’origine contrôlée, à la traçabilité précise.
Aujourd’hui, les termes “arabica” ou “robusta”, de même que le pays d’origine, sont très insuffisants pour définir un café.
Que penserait un consommateur français voyageant dans un pays lointain, devant une bouteille de vin affichant fièrement son étiquette “Pur vin rouge de France” ?
Les critères de qualité d’un café sont devenus objectifs (corps, arômes, acidité, longueur en bouche ou au contraire : âpreté, amertume, astringence), la dégustation étant faite par des “taste-cafés” professionnels.
Balzac et le café...
Laissons pour conclure la parole à Honoré de Balzac, grand consommateur de café (dont quelques hectolitres ont accompagné l’écriture de “La Comédie Humaine”) :
Dès lors, tout s’agite : les idées s’ébranlent comme les bataillons de la grande armée sur le terrain d’une bataille, et la bataille a lieu.
Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées ; la cavalerie légère des comparaisons se développe par un magnifique galop ; l’artillerie de la logique accourt avec son train et ses gargousses ; les traits d’esprit arrivent en tirailleurs ; les figures se dressent ; le papier se couvre d’encre, car la veille commence et finit par des torrents d’eau noire, comme la bataille par sa poudre noire.
La récente crise du café a incité les petits producteurs à sortir des circuits traditionnels, permettant à un public croissant d’amateurs avertis de découvrir les qualités des cafés différenciés, d’origine contrôlée, à la traçabilité précise.
Aujourd’hui, les termes “arabica” ou “robusta”, de même que le pays d’origine, sont très insuffisants pour définir un café.
Que penserait un consommateur français voyageant dans un pays lointain, devant une bouteille de vin affichant fièrement son étiquette “Pur vin rouge de France” ?
Les critères de qualité d’un café sont devenus objectifs (corps, arômes, acidité, longueur en bouche ou au contraire : âpreté, amertume, astringence), la dégustation étant faite par des “taste-cafés” professionnels.
Balzac et le café...
Laissons pour conclure la parole à Honoré de Balzac, grand consommateur de café (dont quelques hectolitres ont accompagné l’écriture de “La Comédie Humaine”) :
Dès lors, tout s’agite : les idées s’ébranlent comme les bataillons de la grande armée sur le terrain d’une bataille, et la bataille a lieu.
Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées ; la cavalerie légère des comparaisons se développe par un magnifique galop ; l’artillerie de la logique accourt avec son train et ses gargousses ; les traits d’esprit arrivent en tirailleurs ; les figures se dressent ; le papier se couvre d’encre, car la veille commence et finit par des torrents d’eau noire, comme la bataille par sa poudre noire.
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Parlons café
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